Classée au patrimoine mondial de l'Unesco, la Perle de l'Adriatique est devenue un immense musée, avec ses campaniles, ses dômes, ses églises et ses palais, ses rues aux dalles blanches usées par le temps. Ici le temps coule paisiblement, pas un souffle de vent pour rafraîchir l'heure du repas où le soleil plombe de ses rayons sur la nappe de toile où se flétrit un petit bouquet de fleurs pendant qu'au loin une mer d'huile se perd dans l'infini lointain. J'égrenai tranquillement les heures à la table de la taverna. Je repris mon cahier et mon stylo : Dubrovnik vient du mot slave " dubrava " qui signifie " bois ou bosquet " car il y avait jadis beaucoup de chênes dans la région. Dubrovnik a vécu 150 belles années sous la domination vénitienne et échappa au pillage pendant l'occupation des troupes de Napoléon. C'est une ville fascinante qui invite à déambuler au hasard, dans le dédale de ses petites rues en pente si pittoresques, avec leurs marchés en plein air, leurs jardins secrets, leurs églises et leurs demeures patriciennes.
Un peu plus loin.
Du côté de la mer, aux environs immédiats de la ville, s'étendent au gré des criques et des plages, les anciennes résidences des Ragusains. A quelques encablures de Dubrovnik, l'archipel des îles Elaphires séduit par son calme. Les îles les plus grandes, Kolocep, Lopud et Cipan sont couronnées de forêts de pins géants. Un peu plus loin, l'île de Mijet se révèle dans toute sa splendeur. C'est probablement une des plus séduisantes îles de Dalmatie.
Telle une gravure médiévale, Dubrovnik, derrière ses remparts, séduit. Précieux héritage. Cité toujours convoitée mais jamais conquise. |